La loi Netflix

Le logo de Netflix sur un écran de télévision

La loi Netflix

Au début de la session d’automne 2020, le Conseil national suisse s’est occupé du nouveau Message culture adopté par le Conseil fédéral en février 2020. Il définit les axes de la stratégie promotionnelle de la culture suisse pour les quatre prochaines années. Le programme, avec un budget de plus de 934 millions de francs suisses, se concentrera notamment sur le changement numérique.

Dans ce contexte, le Conseil fédéral veut à l’avenir obliger les fournisseurs de streaming à investir une partie de leurs revenus dans la production cinématographique suisse ainsi que dans les films européens. La « Lex Netflix », surnom approprié au projet, prévoyait, dans la variante du Conseil fédéral, que les géants du streaming paient une taxe de quatre pourcents sur les recettes brutes. 

Pour les experts, cette innovation représente clairement une adaptation nécessaire du secteur à une nouvelle réalité numérique, soutenant ainsi l’avenir du cinéma suisse. Mais comme l’a récemment déclaré le journaliste cinéma Georges Wyrsch à la SRF, il faut encore définir exactement quels films ou séries seront soutenus avec cet argent et ensuite présentés au public. Financer uniquement des productions artistiques de niche n’a guère de sens.

Le Conseil national a maintenant décidé de réduire les quatre pourcents initiaux à un pourcent – malgré l’opposition de la gauche. Les principaux opposants au projet de loi sont toujours les Radicaux, qui pourraient lancer un référendum. On s’attend également à ce que les concurrents nationaux des grands fournisseurs américains opposent une résistance à ce projet. Avec la nouvelle loi, les fournisseurs de vidéo à la demande tels que Swisscom ou UPC devraient aussi passer à la caisse, mais auraient moins de capacité pour encaisser ces dépenses.

En revanche, la résistance des grands fournisseurs comme Netflix semble moins forte. Selon l’Office fédéral de la culture, la compagnie trouverait même le modèle intéressant, car elle pourrait décider elle-même, contrairement à d’autres pays, dans quelles productions elle veut investir.

Toutefois, il faut d’abord que le Conseil des États traite encore de cette question. Le financement des films a été le sujet le plus débattu du Message culturel jusqu’à présent – mais à part l’UDC, la grande majorité des partis ont clairement reconnu la valeur centrale de la culture ; aussi et surtout en temps de crise du Corona.

 

Extraits d’images des conseils de divertissement pour octobre

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