À quoi bon continuer à bosser ?

Détail d’un jeu de Monopoly avec dés

À quoi bon continuer à bosser ?

Il y a des millionnaires qui publient des manuels pour aider d’autres personnes à les rejoindre dans l’Olympe des nombres à sept chiffres. L’ironie est que bien souvent ce n’est que par la vente de tels livres qu’ils ont réussi à s’enrichir, s’inspirant de la devise « fake it ‘til you make it ».

Un bon exemple est celui de l’ancien boulanger allemand Markus Frick. D’après ses déclarations, lors de sa première année d’activité de bourse, il aurait gagné plus d’un million en investissant à peine 100'000 marks. Il explique comment faire dans son livre apparu en 2002, Das Geld liegt auf der Straße: Das 30-Tage-Programm für mehr Erfolg und Gewinn (« L’argent se trouve par terre : le programme de 30 jours pour plus de succès et de gains »).

Ce ne sont pas uniquement des individus quelconques et quelque peu naïfs à croire dans les formules magiques de Frick ou d’autres auteurs similaires. Leurs conseils sont suivis même par des personnes fortunées et ayant une carrière professionnelle de succès.

Martin Weber, professeur de gestion d’entreprise à Mannheim qui s’intéresse à la psychologie dans les marchés des capitaux, explique cette attitude par la vanité et l’excès de confiance en soi. Des personnes qui ont du succès dans un domaine et qui savent qu’on les admire, ont la tendance à croire d’avoir les mêmes capacités dans d’autres domaines aussi, par exemple dans la gestion de leurs finances.

Il arrive ainsi qu’un restaurateur de succès dilapide la plupart de sa fortune, en investissant au mauvais moment dans des actions d’une sociétés de navires marchands desquelles ils espère tirer un rendement incroyable. S’il avait étudié de plus près le commerce maritime et toutes ses variables, il aurait probablement agi de manière différente.

Finalement, il aurait suffit de suivre une autre devise, soit que l’argent se trouve bel et bien par terre, mais il faut savoir où. Le fait est que les banques et les sociétés d’investissement ont des équipes hautement qualifiées qui observent les marchés et sont en mesure d’évaluer le développement des cours ainsi que les risques. Si l’argent était quelque part par terre, ce seraient de toute façon ces experts à le trouver en premier. Conclusion : il faut faire très attention lors de promesses de rendements pharamineux. D’ailleurs, si c’était aussi facile que cela, très peu de gens continueraient à travailler.

Capture d’écran d’une scène du vidéoclip de Despacito

Spéculer sur le prochain Despacito

L’industrie de la musique a continué à développer son modèle commercial. Un groupe de clients assez récent est celui des investisseurs qui spéculent sur le succès des chansons, en espérant en tirer des rendements de 20 pour cent.