Un monde, une monnaie

Photo: Drapeau international de la Terre

Un monde, une monnaie

Nos grands-parents pouvaient encore se permettre de se désintéresser des événements à l’autre bout du monde, à des milliers de kilomètres. Aujourd’hui, par contre, personne ne peut ignorer ce qui se passe en dehors de sa zone de confort.

Si par exemple la Chine produit trop d’acier et vend le surplus à bas prix sur les marchés mondiaux, c’est le prix global qui chute. Pour le secteur de l’acier dans les pays industrialisés, où les coûts de la vie et ceux du travail sont bien plus élevés, c’est une concurrence avec laquelle on ne peut pas rivaliser. Il faut donc procéder à des licenciements, voire des fermetures d’établissements.

Des politiciens nationalistes rusés prennent ces exemples, les sortent de leur contexte et les présentent comme des menaces à sens unique. Le problème serait l’ouverture des marchés, de laquelle ne profitent que les autres, affirment-ils. La solution qu’ils proposent : protéger les marchés nationaux, sortir des traités commerciaux internationaux et laisser que la reprise économique arrive toute seule.

Leurs opposants, par contre, souhaitent encore plus d’ouverture. Il est vrai que la globalisation produit des gagnants et des perdants, mais de manière générale et sur le long terme un monde librement interconnecté est avantageux pour tous. Comme le processus de globalisation est un peu partout sous pression, ils proposent de le rendre irréversible en introduisant une monnaie unique planétaire.    

Ils argumentent qu’une union monétaire mondiale permettrait de créer des réseaux d’information plus simples et donc plus avantageux, car les transactions ne devraient plus se faire sur plusieurs marchés monétaires différents. En rendant les processus transactionnels plus simples et plus courts, le nombre des transactions augmenterait.

Mais selon Robert Mundell, Prix Nobel d’économie, l’aspect positif le plus important serait qu’une monnaie planétaire fonctionnerait comme un contrat social international. Les pays ne pourraient plus manipuler leurs monnaies pour en tirer profit. Tous les États seraient dans le même bain et auraient une responsabilité partagée.

Photo de liasses de billets de 500 shillings.

Un pays avec 98% de fausse monnaie

Pendant longtemps, la Somalie a été le cas d’école d’un État en déliquescence. Depuis quelques années, la situation s’améliore tout doucement. Des nouveaux billets de banque devraient aussi contribuer à une plus grande stabilité.